Chroniques de Brocéliande et d'Avalon

saeba no seiki

Crépuscule

le 07/04/2008 à 20h16

Crépuscule

 

 

Le temps s’égrène, heures par heures, minutes par minutes, secondes par secondes.

L’horloge ne cesse de tourner, inconsciente de ce qui se trame autour d’elle.

Dans le lointain, un miaulement, quelques raclements, le bois qui craque, et c’est tout.

Dans la pièce, seul le tic-tac de la pendule résonne.  Les murs sont nus, blancs ou gris… Je ne sais plus très bien.

 

Dans cette pièce, il y a une fenêtre. Une belle et grande fenêtre à guillotine, comme on en fait plus. Sur le rebord, la poussière s’amoncelle, entre une plante aux feuilles vertes et grasses, et un cadre à photos où je ne suis plus bien certaine de reconnaître les visages.

Je n’arrive pas à voir au dehors. Je suis trop petite. Je vais chercher une chaise et l’escalade, colle mon nez contre la vitre glacée, laissant un petit nuage de buée, mes mains agrippant le bois de la croisée. Dehors.

 

Dehors il pleut. Des grosses gouttes, comme si le monde pleurait à chaudes larmes. De grosses gouttes salées qui s’écrasent sur les toits, roulent sur les arbres et fondent sur le sol. Une eau épaisse et froide, une eau qui colle et qui englue, une eau lourde qui englobe tout.

Je me décolle de la vitre, non sans avoir dessiné une forme vague sur la buée d’un doigt maladroit.

 

Je manque de tomber de la chaise. Elle est bien lourde à transporter, aussi je la laisse là.

Il fait froid et sombre dans la pièce. On croirait être la nuit. Sans les étoiles ni les rêves.

 

 

J’attends.

 

Le balancier fend l’air dans un bruissement imperceptible, mais immuable. Un rayon de soleil doré vient percer la chape de plomb qui recouvrait le ciel. L’éclaircie fait naître des paillettes dans la poussière grise, qui danse et vole paresseusement dans la lumière.

A nouveau je grimpe sur mon trône. La lueur est basse, a moitié rognée par les toits des maisons. Les silhouettes ainsi mordorées prennent une autre dimension, et j’emplie mes yeux avides de ces contours ambrées. Si j’étends la main, les rayons passeront au travers, et je deviendrai à mon tour ombre chinoise dans ce grand spectacle de marionnettes tirées par les fils d’or d’une main invisible.

 

Et puis, doucement, peu à peu, le jour s’éteint. Le disque blond et incandescent disparaît derrière les maisons, et ne réapparaît plus.  J’ai beau souhaiter, de tout mon cœur, de toutes mes forces, la lumière flavescente ne reviendra pas. Et demain ce sera un autre jour qui se lèvera.

 

 

 

La nuit tombe. Entre chien et loup, le cœur battant, j’attends. Je fixe la pauvre bougie, luciole pâle, vacillante, et bientôt brûlée qui éclaire la pièce.

Cette chambre semble si étroite, si exiguë, avec ses murs nus, et son espace désespérément vide.

J’attends.

Pourquoi ne vient-elle pas ?

J’ai finit par m’installer dans un coin, un coin minuscule, où je sais que les ombres mouvantes de la flamme ne m’attaqueront pas. Sur le parquet glacé, je me roule en boule, fixant désespérément ma plume et ma feuille tâchée d’encre et d’eau, raturée par tant de mots mis les un à la suite des autres, n’ayant d’autre beauté ou sens que d’être ensemble au milieu d’un espace blanc.

 La nuit tombe. Un courant d’air traverse la pièce. Tout devient gris, sans aucune nuance, sans aucune couleur. Et tous les sons, tous les bruits et tous les chants prennent une telle ampleur que cela m’effraie.

Un volet claque, une branche grince. Des pas, lointains. Des voix, des murmures, un rire discret. Et tout à coup, c’est toute la maison qui bruisse, de milliers de souffles, un chuchotement incessant, entrecoupé par un claquement sec, un instant de silence, puis le borborygme reprend, douce rumeur qui se perd dans le silence.

 

Je finis par reposer ma main sur le papier ; la cire a coulé, jetant des vaguelettes blanche et figées sur les pages brouillonnes. J’ai repris le cours de mon écriture. Elle est encore loin, mais j’entends, parmi tous ces frissonnements, j’entends clairement sa voix. Alors, frénétiquement, j’écris, j’écris tout ce qui vient, tout ce qui est passé, et tout ce qui apparaît. Des méandres d’encre noire naissent un oiseau gracile. Des couronnes d’eau fanées le son des ruisseaux. Et alors qu’enfin s’éteint la fièvre, la bougie s’est assoupie.

 

Je relève la tête, frotte mes yeux engourdis, laissant une perle d’encre sur ma joue. Je ne dis pas que j’ai réussi à l’approcher. Elle est encore loin. Elle n’est toujours pas venue. Elle m’a tout simplement frôlée. Mais ce n’est pas si mal.

 

Je lève les yeux vers la fenêtre. La plante a donné un bourgeon.  L’aurore approche. Le silence s’est fait. Tout à l’heure, derrière les maisons, il y aura cette bande blanche, rose, doré, aquarelle étrange que je ne sais reproduire. Je saute à nouveau sur ma chaise, et appuie mon front contre la vitre. Je frissonne.

L’aube approche, et entraînera avec elle, bientôt, un autre crépuscule.


 


 


 

P.S.: l'image, je l'ai trouvée après avoir écrit le texte. Je ne pensais pas qu'il existe une photo qui colle autant =D
P.S.2: ce n'est pas terrible, mais ça me fait plaisir. Et puis ça faisait longtemps. Alors je me remets dans le bain ! (et surtout, sachant ce que je vais prendre mercredi XD)

 

 

Chapitre 3

le 30/01/2008 à 15h24
Chapitre 3 : Let’s dream, one more time

Les pages sont blanches. Il me faudra les écrire.
Redonner de la netteté à ces visages, retrouver leurs noms.
Comment je le sais ?

J’ai regardé à travers le miroir. Vous souvenez-vous d’Alice au pays des merveilles ? Elle est passée à travers le miroir.
A travers le miroir…
Ce jour gris et morne de Janvier, j’ai revu l’âge heureux de la demeure. Il n’y avait rien d’exceptionnel. Ils étaient justes heureux et paisibles. Une douceur que je goûte parfois, comme une certaine nuit d’automne où je m’étais faite assez téméraire pour aller hanter la maison d’une princesse un peu sorcière, ou une fée un peu princesse, c’est au choix =3

Sur le sol poussiéreux, j’ouvre à nouveau le livre, et trempe ma plume dans l’encre.
Il est grand temps, comme disait Apollinaire, de rallumer les étoiles.



Chacun de nous possède un jardin secret où il cultive les fleurs du Mal.
Alors, caressons les bourgeons de notre inconscience,
Faisons éclore nos rêves
Et oublions le jour où ils faneront
Sans aucun regret.


Et comme tu chantonnais…

Ecrire des rêves en vers
Envers la vie
Fait verser du verre
L’envie de vie
Des rêves renversés.


Thibault. Je crois, d’abord, que je te dois des excuses. Tu m’avais demandé une histoire. Je ne suis pas satisfaite de celle-ci. Mais elle est pour toi, tout de même.
Je te crois assez intelligent pour en deviner le sens.
Ne perds pas confiance en toi, et crois en tes rêves. Continues à travailler, acharne toi.
Ah oui. Souviens toi, souviens toi toujours qu’ils existent. Les gens ne meurent vraiment que si on les oublies. Il en est de même pour ces personnages dit « imaginaires ». Ils existent dans le cœur, dans l’esprit, et parfois dans le rêve. De ce fait, ils n’ont jamais été aussi réels, n’est ce pas ?
Ah et aussi… Pourquoi ce titre ? Réflexion ? C’est simple.
La réflexion… Comme le reflet. Comme en vous regardant dans le miroir. Vous n’êtes pas le reflet, mais le reflet est vous.
Et puis, dans ce miroir à double sens, il y a le mot. Réflexion. C’est un synonyme de pensée.

Voilà.
C’est ici que s’arrête l’histoire. Elle n’est pas pour autant achevée.
Mais je crois que tu as compris ce que je voulais dire.
Je crois beaucoup de choses. Il est facile de croire, lorsqu’on est ignorant.
Soit. Je ne peux pas faire grand-chose, sinon te dire deux mots, que tu ne devras jamais oublier.

Rêve

Et

Courage.

Avec mon affection,
Tamanegi-chan.

Chapitre 2

le 30/01/2008 à 15h05
Chapitre 2 : As baile (Away from home)

La porte s’est refermée sur mon logis. La serrure qui en ferme l’accès ne doit pas être violée.
Je peux parler, moi, maitre-Renard qui s’introduit chez les gens comme un songe.
Mais c’est la règle.

Je m’engage sous le couvert des arbres. Qu’il fait bon de marcher sur les chemins creux, couverts de mousse. Le temps est gris, mais de temps en temps, un pâle rayon de soleil vient éclairer le paysage d’une lueur irréelle.
Je parcours le sentier bordé d’herbes folles, sans me retourner. Ou toutefois j’essaie. Je ne vois déjà plus ma maison. Mais, si je reste sur cette route, même si elle est longue et sinueuse, j’arriverai à rentrer chez moi, n’est ce pas ?
Encore une question ?! Décidément…

Ah. Voilà. J’y suis. Je crois. Cela fait plusieurs heures que je marche, et c’est enfin devant moi.
Un immense portail de fer forgé, condamné par une chaîne. La peinture est écaillée. Derrière la grille, je devine sans peine les restes d’un jardin retourné à l’état sauvage, et qui avait dû être beau.
Le cadenas tombe sans difficulté. Disons qu’il a oublié de résister.
C’est dans une longue plainte que la grille s’ouvre, un peu, juste assez pour que je puisse me faufiler dans le domaine.
Les mauvaises herbes ont envahie l’allée de graviers blancs qui mène jusqu’au perron, et les érables qui bordent le chemin poussent à présent librement.
A pas précis et discrets, j’enjambe les racines et les ronces. Une glycine a condamné la porte de ses grands bras rampants.
Qu’a cela ne tienne. Je fais le tour de la maison. On ne m’arrête pas comme ça. Ou presque. Il y a une grande verrière qui donne sur le jardin.
Une vitre est brisée, je me glisse donc par l’ouverture improvisée. Néanmoins, au dernier moment, ma joue s’est coupée, laissant quelques gouttes de sang sur le parquet délavé de la véranda.

Et c’est dans les semi ténèbre que j’avance. Je sais ce que je cherche, mais je ne sais pas où je vais. Il y a un salon. Quelques meubles sont recouverts de draps blancs, poussiéreux. Dans un coin, il y a un piano, à l’opposé, une cheminé à l’âtre désespérément vide. Je frissonne. On dirait que les habitants sont simplement partis en voyage.
Il me semble entendre des soupirs. Comme si les murs attendaient que les maîtres du logis reviennent. Je m’y sens mal à l’aise, et étrangement triste.
Comme si la maison attendait, en suspens, le retour de la vie entre ses murs. Je me sens coupable. Comme si j’étais la seule à savoir qu’ils ne reviendraient jamais. Y a-t-il quelque chose de plus amer que l’attente d’un retour qui n’arrivera jamais ?
Honteuse, je baisse la tête et fuis à travers les couloirs et les corridors. Je ne fais pas de bruit. Ne réveillons pas les choses qui dorment. N’attirons pas l’attention sur moi, qui sait, qui sait et qui ne dit rien.
Certaines portes sont closes, d’autres sont ouvertes, mais ne laissent voir que les ténèbres béantes, ou les fantômes de draps rapiécés recouvrent les meubles, leurs pans pendant tristement sur le sol. Je ne m’y arrête pas. Je continue à courir sans bruit. Une volée de marches qui se dérobe sous mes pieds, et je suis arrivée.
Là.
J’ai poussé la porte du grenier.
Et je suis là.
La pièce est vide.
Vide de tout meuble, de toute présence, de toute vie.
Désespérément vide.
Il n’y a rien. Rien, si ce n’est cette petite odeur fanée, persistante.
Les murs sont défraîchis, le papier peint a jauni. Alors, j’ai fait tout ce chemin pour cela ?
Les fenêtres n’ont pas de volets.Le verre est sale, mais laisse passer la lumière terne de ce jour gris.
Je m’avance dans la pièce, faisant voleter un peu de poussière. Sous mes pas, le plancher grince. J’ai l’impression de faire un vacarme de tous les diables.
C’est alors que je le remarque. Je ne l’avais pas vu en entrant. Y était il d’ailleurs ? Je n’en suis pas certaine.
Le miroir. Je m’avance, inquiète de mon propre reflet, qui n’est pas comme je l’imaginais.
Mais avant que mon visage ne se heurte à la surface glacée, je me retourne.
Sur le plancher, il y a un livre relié de cuir. Je m’approche à pas prudents, puis finalement ose l’ouvrir. A ma grande surprise, les pages sont blanches. Vides, comme cette maison.
Ce livre aussi attend quelque chose. Mais ce n’est pas triste. Car ce qu’il attend, il l’aura.
Les pages sont blanches. Je pourrais les écrire.
Des feuilles s’échappe une photo. Une photo en sépia, terne, avec des silhouettes, mais les visages sont flous, à demi-effacés.
J’effleure l’image, qui semble intemporelle.
Il devait y avoir des noms sur ces visages.
Je coince la photo dans la couverture du livre, et regarde à nouveau le miroir. Et il y a ce parfum, trouble et entêtant, un peu écoeurant peut être.
Un grincement sur le parquet, un craquement dans les murs. Lorsque je pose à nouveau mes yeux dans le miroir, le charme prend tout son sens. J’ai compris.

Réflexion - chapitre 1

le 30/01/2008 à 15h00

Réflexion



Chapitre 1 : A letter in a music box


La pièce est vide.

Vide de tout meuble, de toute présence, de toute vie.

Il n’y a rien. Rien si ce n’est une petite odeur fanée, persistante, et qui rappelle les jours heureux où les rires animaient encore cette maison.

La demeure, vieille et lézardée, est déserte depuis longtemps. Ici les pierres murmurent…

Certains en ont peur. Cette vieille bâtisse au fond des bois, inhabitée, cache des secrets qui ne devraient pas être remués.

Qu’importe. Moi, je suis là.

Comment tout cela a-t-il seulement commencé ?

Oh … By… A letter in a music box.



Oui. Le genre de chose qu’on ne trouve que dans les greniers poussiéreux. Un peu comme celle-ci.

Ce matin, je me suis éveillée. D’un geste, j’ai chassé la brume angoissante de mes rêves.

L’histoire commence donc par une boîte. Etrange boîte de Pandore qui était posée là, sur la table. Vieille, également. Le couvercle, bien qu’un peu fendu, n’a rien perdu de sa beauté : il est ciselé de fils d’argents. Quelle malice y a-t-il à l’intérieur ? Quel lutin l’a déposé là ?

Aux questions sans réponse je préfère la plus simple.

J’ouvre la boîte. Dedans, une clé à ressort et une lettre.

Entre la musique et l’écriture, que choisir ? Encore des questions, mon Dieu, c’est difficile !

En enfant simple et égoïste, je choisis les deux. D’un geste, je tourne la clé, mon autre main dépliant déjà la lettre.

La musique métallique trouvait une étrange résonance dans mon cœur, tandis que les mots dansaient devant mes yeux.

Sans que je m’en aperçoive, je murmure le dernier mot de la dernière phrase de la dernière ligne.

Je repose la lettre, et d’un geste sec, coupant la mélodie enfantine, je referme le coffret.

Loin d’être rompu, le charme, au contraire, est lancé, mécanique subtile et inéluctable.

Raconte moi...

le 08/12/2007 à 23h14
Raconte moi...
Raconte moi la lune.
Raconte moi les étoiles.
Raconte moi à quoi ressemble la terre aujourd'hui.
Aujourd'hui, j'ai passée ma journée à lire.
C'était bien, n'est ce pas ?
Avoir le coeur qui bat très fort pour des personnes iréelles, n'est ce pas ça qu'on appelle la magie ?
Raconte moi des histoires.
Raconte moi n'importe quoi.
Raconte moi l'histoire du renard et des raisins..
Raconte moi des légendes.
Raconte moi le bruit de la mer, l'odeur des tartes au sucre.
Raconte moi combien il est doux le chocolat chaud et la crêpe de la gallerie du Louvre, Oni-sama !^^
Ou quelqu'un d'autre.
Je veux que l'on me raconte.
Je veux tout savoir.
Aujourd'hui, j'ai aimé la pluie et le froid qui rentraient par ma fenêtre grande ouverte tandis tombaient les feuilles et que je tournais, une à une, les pages de mon livre.
J'en ai marre que l'on s'extasie devant la technique d'écrivains de raconter quelque chose avec des mots compliqués, des figures de style, des contradictions d'attentes et toutes les ânneries que vous voulez...
Moi je veux juste me laisser bercer par les histoires qui sont racontées.
Je suis une lectrice stupide ?
Pensez ce que vous voulez, j'ai l'impression que tout ces érudits ont tendance à oublier l'essentiel !
Alors racontez moi...
Raconte moi...
Raconte moi la couleur de tes rêves, raconte moi quels personnes tu as croisé aujourd'hui.
Raconte moi n'importe quoi, après tout, le monde entier est absurde !
Je me souviens, qu'enfant, je voulais devenir conteuse =3
I will be a storyteller ;p
C'est un peu ce que je suis devenue, je suis heureuse ainsi.
Raconte moi les rêves.
Tous les rêves.
Je suis curieuse.
Je voudrais tellement tout savoir.
Transporte moi ailleurs, puisqu'ici ne me convient jamais -_^
Raconte moi...
Quelque chose.
Justes quelques mots.
Cela suffira bien à apaiser mon coeur avide...

...

le 24/09/2007 à 18h10
J'ai regardé ma vie.
Des gens que j'aimais ne sont plus là. Morts ou disparus.
Pourtant, moi, je suis encore là.
Là, debout, au milieu de ma chambre.
Je prends conscience de ma taille.
Je ne suis ni petite ni grande.
Doucement je comprends.
Je comprends un peu ce que je fais là.
Je comprends pourquoi je suis là.
Ma vie se résume à 20 mètres carrés, au sol de bois exotique, aux murs blancs, un mélange de couleurs chamarées et d'objets flous.
Un trèfle à quatre feuilles, une épée, des coquillages, du sable, une lunette astronomique, un globe terrestre, des livres, des photos.
Deux fenêtres, un grand jardin paré de chênes, un bois et une maison au fond d'une vallée colorée. Un chien, un poisson rouge aussi, une chaine Hifi et un ordinateur.
Mon univers tourne autour d'une centaine de personnes.
Des milliers de souvenirs. Des odeurs surtout, des sons, des sourires. Des larmes aussi. Un oeur qui bat pour des gens, une terre, une cause et des légendes.
Un coeur déjà fatigué.
Mais ça ira.
Oui, cela ira car je ne serai jamais seule.
Etre seul, cela veut dire que l'on existe plus ni pour les autres, ni pour soi même.
Etre seul c'est se perdre soi même.
Moi je me vois.
Moi, je suis encore là, debout, seule dans ma chambre.
20m², des couleurs des souvenirs.
Et des rêves.


Poème

le 09/06/2007 à 11h41
Ca faisait longtemps, non ?
Il n'est pas terrible, enfin, je l'aime surtout pour ce petit côté symbolique qui reflète ce que j'ai sur le coeur. ^^

Marcher, encore, toujours
Je suis fatiguée, de marcher tous les jours
J'aimerais parfois pouvoir courir
Changer un peu, et puis sourire.

Marcher, toujours le même paysage
Qui défile à la même vitesse, toujours sage
Marcher en rang, deux par deux
Donner la main, contre mes voeux.

Courir...J'aimerai bien !
Faire voler en éclat tous ces faux liens
Bousculer les gens sur les trotoirs
Sans un "désolé", sans un "bonsoir"

Marcher sur le même chemin
Sachant qu'on refera le même demain
Avec des personnes que l'on croise
Ces regards hautains qui me toise


Ah si seulement je pouvais partir à contre sens
Partir loin, dévier de ma route, enfin saisir une chance !
Je voudrais courir après les balles et les cerfs volants
Ne plus avoir à me soucier des gens

Marcher sur ce chemin tout tracé
Et lorsque j'ose enfin accelerer
Une branche est posée pour me ralentir
Je trébuche, mais déjà il faut repartir

Je voudrais courir au delà de mes rêves
Dans une campagne solitaire qui sent la sève
Ou au bord de la mer, où que cela me mène
Je voudrais courir jusqu'a perdre haleine

Courir pour que personne ne puisse me rattraper
Me perdre pour que l'on ne puisse jamais me retrouver
Vivre enfin, sans contrainte, sans marche forcée
...C'est beau de rêver...

nouvelle1/2

le 05/04/2006 à 18h30

Doucement ,l'homme referma la grille.Dès que les battants se réunirent, des grands fils bleus tissèrent un cadena.

_tu es toujours aussi doué,mon enfant.Aucun élève içi,et même peu de maitres,j'en suis sûr, aurait été capable de défaire ce cadena.

_taisez vous,s'il vous plait.

_Tiens, aurais-je mal entendu ? Le revêche,l'insolent ,le rebelle Wun aurait dit "s'il vous plait "? Non, c'est impossible.

_TAISEZ VOUS ! hurla le jeune garçon.

_Calme-toi...Je plaisantais.

_On  a pas la même forme d'humour,maitre Elewen.

L'homme sourit et intima au jeune garçon de le suivre.CElui-ci rechigna un peu,mais il finit par se laisser entrainer en haut de la plus haute tour du Monastère d'Alchimie. c'était une grande pièce aux murs  de verre dominant la forêt .

_Allons,tu vois,fils,que ça valait la peine de venir! dit Elewen en regardant avec amusement le jeune garçon regarder équarquiller la forêt flamboyante.

wun sursauta,se rendant compte soudain de son attitude qu'il trouvait si stupide.S'émerveiler pour une simple tour de verre .quelle idioitie !!

il reprit aussitôt son air renfrogné-et-pas-commode-du-tout,ce qui eu pour effet dee redoubler l'amusement du maitre pour ce disciple pour le moins spécial.

_Alors,pourquoi tu veux aller voir dehors ? Tu ne te plais pas ici ?

_ca vous regarde ?

_Hmm.Possible.Alors ?

_Nan.

_tu ne veux pas parler ? D'accord,alors ,je vais attendre que tu te décide a réveler ce que cette tête de cochon cache .Alors, assied-toi si tu veux.,dit il en s'installant lui même dans un fauteuil.Ah,cela me rapelle...

Le maitre partit dans un flot de paroles incessants sur "ses souvenirs de jeunesse"...Pendant deux heures.

_Hey!Sale gosse ! Ca va pas de t'endormir pendant le récit de mon épopée ?tu en étais resté au moment ou je me battias contre le terrifiant Troll des moulins ,non ?alors,donc,il avait saisit les ailes de...

_ASSEZ !Maitre elewen !Je n'en ai rien a faire !

_J'arrête seulement si tu me  parle !

_Vous pouvez toujours courrir.

_Alors je continue...Il saisit alors la charette du meunier et...

Le maitre repartit dans son discours. Dehors ,la nuit était tombée.Wun regarda les étoiles.cette tour de verre était vraiment magnifique.Après quelques isntants,il se rendit compte qu'Elewen s'était tu et le regardait.

_tu regarde les étoiles,mon enfant ?ce sont elles qui t'attirent ?

_Non.

_Arrête de mentir,wun,tu deviens ridicule.un vrai gamin.Pourquoi est ce que tu veux partir ?

Le jeune garçon soupira,sachant bien que son maitre aurait toujour le dernier mot,de toutes façons.

_Je..veux réaliser mon rêve.

Le visage d'elewen s'éclaira.Est ce que par hasard...

_Et quel est ce rêve ?demanda-t-il, en approchant un verre de ses lèvre.e

_ Je veux revoir Eira et fannléas.

Elewen s'étouffa,avala de travers et fit tomber son verre à terre.


poème

le 27/02/2006 à 19h15

Un de mes poèmes,que je viens de faire...y'a dix mintues,poru tout dire.J'attends vos comentaires....

Cours,vole, étends tes ailes,
Zéphir et Eole de leur souffle éternel,
Au delà de l'imaginaire
t'enmène,
Par dessus les frontières,
t'entraine !

Ne regarde plus en arrière,
Par devant toi se trouve la lumière,
Souffle chaud,brûlant,
N'hesite plus,prends ton élan!

Admire la lumière des brumes,
Qui devant toi se consume.
Ancré en toi tel dans un coffre,
Devant toi le bonheur qui s'offre...

Par delà les paysages,
Terre au mille murmures sauvages,
Parcours les plaines qui s'étendent,
Consumé par ton feu mais ne deviendrons cendres !

Et puis,doucement,le souffle se calme,
L'enfant,agité de la fièvre,s'endors,
Peu à peu s'apaise la flamme,
Le soleil se couche,le ciel est d'or...


Dors,enfant d'opale,
Rêve,enfant d'étoile !
Doucement souffle les vents,
Et scintille les étoiles du firmament...

en tes rêves ne cesse jamais de croire,
Car au fond de ton coeur se trouve l'espoir !

nouvelle n°1

le 08/02/2006 à 16h24

Voici une nouvelle-feuilleton que j'écrirais au fil de mes envies.


Wun s'appuya sur une des colonnes de pierres blanches polies par les âges,renversa la tête en arrière et ferma les yeux.Les rayons du soleil couchant caressaient doucement le visage du garçon endormi.


La cloche de l'intendant tinta,brisant le silence religieux du Monastère .Un léger brouhaha s'en suivi ;dura un instant,puis s'éteignit.


Plusieurs personnes passèrent à côté du jeune garçon sans l'apercevoir,ou,tout du moins,firent comme si il n'existaient pas et s'éloignèrent dans un murmures.


Wun ouvrit les yeux et regarda partir le petit groupe


,un sourire ironique sur les lèvres. Il laissa échapper un petit ricanement ,soupira et repoussa du bout des doigts une mèche de ses cheveux bruns qui lui chatouillait le visage.


Les yeux perdus dans le vague,il joua machinalement avec le bracelet qu'il portait au poignet.


_Est ce que vous seriez devenu vaniteux au point de songer que vous en savez plus que vos maîtres,et par conséquent,ne plus se donner la peine d' assister à leur cours ? demanda la voix aigre de l'intendant derrière le jeune homme.


L'intendant lui lança un regard noir ,que wun lui rendit,y mêlant tout le mépris que lui inspirait cet homme,petit,maigre et désseché.


_cessez donc de me regarder comme cela et dépêchez ous de rejoindre votre cours ,déclara sèchement l'intenandt,avant de tourner les talons.


Le jeune garçon haussa les épaules,se leva ,et se dirigea à pas trainant sous les arcs voutés des batiments.il jetta un coup d'oeil derrière lui pour voir si l'intendant le surveillait encore.comme ce n'était pas le cas,il accèléra le pas et traversa l'allée de gravier qui menait à la grille d'entrée.


C'était un magnifique portail en fer forgée,qui fut jadis blanc,aujourd'hui rouillé.Le jeune garçon tapota la serrure ,traça rapidement une rune  avec ses doigts sur le métal.Après un léger crépitement,la grille s'ouvrit dnas un léger grincement.


_Si tu veux filer,fais en sorte que je ne remarque rien.murmura,une voix chaude derrière lui.


_mon...monsieur...Vous êtes venus pour me punir ?bégaya Wun,pris d'un horrible sentiment de crainte.il hésita. il n'avait qu'n pas à faire pour sortir de l'enceine du Monastère et se perdre dnas la forêt.


_eh bien? qu'attends tu ? Vas te perdre en Brocéliande,fils,tu es jeune...tu aura tout le temps que tu souhaite pour revenir içi ensuite....


Wun tremblai.il ne craiganit personne dnas leMonastère.De personne,sauf de lui.cet homme était un des maitre principaux  du Temple.son coeur battait la chamade.


la porte,si proche...La liberté...il en savait plus en magie et en rune que tous les élèves du Monastère.c'était un élève doué,nu ne le contsestait,mais à cause de son comportement insolent ,il était seul.La liberté compenserai cemanaque terrible, il saurait se débrouiller..Cette forêt,inconuue,profnde, aventureuse....


il anvança.derrièrelui, l'homme le regradai patiament.


son bracelet le chatouilla.que faire ? 


 

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